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A Glaswegian Fall

Marcelle la souris

Il y a quelques semaines, en allant aux toilettes pour me brosser les dents à minuit, j’avais aperçu furtivement une souris dans notre si bel et si propre appartement. Et l’autre jour, une des trappes disposées dans la cuisine a eu raison de sa victime. Seul problème, c’était un souriceau... par conséquent, la mère Marcelle court toujours ! En image, j’ai donc imaginé une matinée de sa vie, avec ses réflexions, ses états d’âme et ses buts...

Tout commence à 5h34 du matin lorsque Marcelle s’éveille et étire ses petites pattes encore tout engourdies par la longue nuit qu’elle vient de passer coincée entre le pied de la poubelle et le mur glacial.



Les odeurs de la cuisine affolent déjà les narines de Marcelle qui saute littéralement hors de son lit. Son mari, Jacques, dort encore dans le salon. Il faut dire qu’ils font chambre à part depuis la naissance de Brutus, car Marcelle est, selon les dires de son mari, « insupportable et intraitable au niveau de la nourriture ». Elle refuse dorénavant d’aller se nourrir dans la poubelle car elle veut donner ce qu’il y a de mieux à Brutus ! Jacques n’en a que faire et préfère continuer à se sustenter avec les restes de pain toast, de fromage et avec sa caverne d’Ali Baba – la poubelle, donc.
Marcelle débute son périple désormais quotidien et se met à la recherche de la meilleure nourriture pour son petit Brutus. Comme les humains tenaient une petite fête le soir d’avant, madame se met en tête d’aller voir si de beaux restes sont disponibles au salon : « quelle bande de flemmards ces humains ! Pas un chat qui bouge avant 9h du matin alors que moi, l’aïeul de ce foutoir monumental, suis debout aux aurores pour nourrir mon petit Brutus adoré ! »
Marcelle commence par inspecter sous les fauteuils. Après un bref slalom entre les vieilles bouteilles et les plastiques, elle comprend vite qu’aucune nourriture n’a échappé à ces grands bêtas d’humains : « tous des égoïstes ! », geint-elle avec véhémence.





Marcelle monte alors sur une chaussure puante qui jonche le sol poussiéreux afin d’essayer d’escalader la table du salon. Marcelle se souvient qu’il y a six mois, lorsqu’elle portait Brutus et qu’elle avait des envies de souris enceinte, elle avait déniché sur cette même table un trésor merveilleux : « j’m’en souviens comme si c’était hier, ils étaient tous partis camper une semaine et avaient oublié un sandwich sur la table. Je l’ai laissé intact pendant sept jours – une éternité ! – afin qu’il prenne du goût et puis je l’ai dévoré ! Les petits champignons et la moisissure mêlés au Cheddar anglais avec ce soupçon d’effluves nauséabondes, j’ai bien cru que le paradis s’offrait à moi ! », raconte Marcelle la larme à l’oeil.





Mais la table est trop haute et à bientôt 38 ans, Marcelle ne veut pas risquer de se briser les os pour trois bières et des mégots qui traîneraient sur la table. Elle se dirige donc vers la cuisine, là précisément où elle a le plus de chance de trouver quelque nourriture. Marcelle évite tout d’abord soigneusement quelques endroits dangereux :





« Ces humains », se dit-elle, « ils croient que nous, les adultes, on se fait encore avoir par ces pièges ! Nuls ! Ils sont si débiles qu’ils mettent même du fromage pour nous appâter... Tout le monde sait que nous ne mangeons pas de fromage, à l’exception du Cheddar moisi. Tenez, par exemple, Jacques est allergique au lactose et la dernière fois, il a bien failli rester sur le carreau. Quel idiot celui-ci, je lui avais pourtant dit que même le Gruyère contenait du lactose. J’aurais été belle, enceinte jusqu’à la fourrure et avec des nausées à vous faire regretter toutes les nuits de plaisir charnel. En plus, tout ça pour le plaisir de monsieur ! Tu penses, le truc de la migraine, ça fait longtemps que ça marche plus. En plus, malgré que Jacques soit fort bien membré, même en période de turgescence les capotes humaines sont dix fois trop grandes ! Même que le Jacques il avait failli s’étouffer avec une... Du coup, c’est moi qui trinque ! La dernière portée, j’ai mis au monde huit braves bébés et j’ai bien cru que ma dernière heure était arrivée. Le Jacques, pendant ce temps, il sirotait tranquillement un fond de whisky en regardant la télé ! »
Après cet intermède lubrique, Marcelle se remet à la tâche. Elle inspecte avec soin les contours de la table et grimpe sur le balai afin d’arriver sur le plan de travail. Malgré tous les restes de nourriture, aucun ne convient à Marcelle : « non mais bon, je donnerais même pas ça à ma pire ennemie ! Eux, les humains, ils bouffent comme des porcs. Et ça se prétend la race supérieure. Dans ce cas-là, moi je suis Rémy dans « Ratatouille » ! »
Marcelle trouve finalement un petit bout de pain grillé qui fera office d’hors-d’oeuvre.



Elle sait aussi que Jérôme, le nouveau locataire, conserve toujours un peu de nourriture dans sa chambre : « il fait que de boire du thé, c’ui-là ! Un vrai mollusque ! En plus il embaume sa chambre d’encens et se gave de cookies gras et infâmes. Faut quand même reconnaître que j’avais pu dénicher un pain toast complet dans sa chambre. Je suis certaine qu’à l’heure actuelle, il doit toujours être en train de se demander où il est passé... », ricane Marcelle.
Elle entre donc dans la chambre de Jérôme, qui pionce et ronfle tel un bienheureux. Elle inspecte tout d’abord le bureau, puis la commode. Rien. Elle se dirige vers la table de nuit et s’enfile dessous. Toujours rien. C’est alors qu’elle aperçoit quelque chose sous le lit. Quelques chose qui s’apparente à un vieux bout de Cheddar puant...
S’approchant à grands pas de rats, elle plonge les dents en avant sur le morceau qu’elle mord avec toute l’énergie du désespoir. Horreur ! Ce n’est pas du Cheddar ! Marcelle vient en effet de laisser une trace indélébile dans la boule Quies que Jérôme a perdue pendant la nuit...



« Mon dieu !! », s’exclame Marcelle tout en recrachant le bout de mousse qu’elle a dans la bouche. « C’est immonde ! Une boule Quies puante et enduite de cérumen ! Ce type ne se lave donc jamais les oreilles !? », vagit-elle.
Partiellement remise de ses émotions, Marcelle escalade la chaise de bureau afin d’accéder à la bibliothèque, dernier garde-manger hypothétique de cette chambre. C’est alors que le trésor tant recherché apparaît à la petite Marcelle. Son ventre gargouille, ses yeux s’exorbitent, Marcelle salive de joie et d’appétit. Elle pousse le tout au sol afin d’en faire profiter Brutus, qu’elle s’en va immédiatement réveiller.



Après ce copieux repas, Marcelle, la peau de son petit ventre toute tendue, ne cache pas sa satisfaction : « ça valait la peine de se battre ! Et je dois dire que ce grand nigaud m’a étonnée en bien, pour une fois. Il me le devait bien, surtout après l’affront sans précédent de la boule Quies ! », se dit-elle encore toute bouleversée...



C’est sur cette note positive que s’achève donc la matinée de Marcelle, qui s’en va ainsi poursuivre l’éducation de Brutus dans les meilleures conditions.


PS : l’auteur de ce texte précise que l’histoire contée est une fiction et que toute ressemblance avec un ou des personnages réels serait absolument fortuite. Cependant, il précise que l’épisode de la boule Quies est véridique, puisque le soir, cherchant ladite boule, Jérôme la dénicha finalement sous son lit avec cette unique morsure de souris ! Il en déduisit qu’il ne pouvait s’agir que de la marque de la dentition de Marcelle.

 

Pour celles et ceux qui ne savent pas à quoi ressemble Rémy dans le film Ratatouille, l'auteur vous met à disposition cette illustration. Un vrai mannequin dans un magazine de mode.

On en aimerait presque les souris, pas vrai! 


« Niouses » en vrac

Pas de nouveautés en ce début de semaine et donc pas d’intérêt à publier du vide. Le néant, c’est pesant. Alors, je vous donne deux ou trois informations dénuées de sens sur ces trois premiers jours et deux ou trois nouvelles glanées au fil du web que je trouve dignes d’intérêt !

On va commencer par moi, n’en déplaise à ceux qui trouvent mon blog chiant et vulgaire. Lundi, j’ai commencé par sauter mon premier cours à pied joints. Ce qui revient à dire que j’ai déjà manqué un tiers de mes cours de la semaine. Comme vous le constatez, les maths très élémentaires et qui desservent ma cause me conviennent à merveille. Une pensée pour Maîtresse Mireille qui bronze au pays des maths...
Ensuite, j’ai vu mes coséminaristes, avec qui je dois présenter un séminaire la semaine prochaine. Comme une des filles était absente, on dû reporter tout ça à mercredi. À la place, je suis allé faire des brasses à la piscine et ai profité de la chaleur du sauna. Lundi soir à souper, émincé de poulet au curry avec riz et salade de tomates, basilic, mozarella. Et un verre de vin rouge. Puis, soirée boulot, thé et chocolat (mes parents et ma grand-maman ne sont pas arrivés les mains vides !)
Mardi matin, rencontre avec Tony, mon partenaire linguistique, après-midi travail et shopping (faut bien se nourrir). Puis boulot le soir...
Mercredi, mon deuxième cours (en fait, le premier !), puis rencontre avec mes coséminaristes pour la deuxième fois. Quelques brasses à la piscine et travail l’après-midi. Le soir, répétition avec mon choeur puis une bière avec une des sopranes, deux basses et le « chef d’orchestre », Chris. 22h locales, défaite de l’Angleterre face à la Croatie (en foot donc) et le dépit qui se lit sur les visages de mes deux colocs’ anglais, Jamie et Simon (prononcez « Jeemy » et « Saïmen »).
Enfin, publication de mon article, à 22h12 heure locale!

Passons aux nouvelles de la planète. Tout d’abord, il y en a tellement qu’il m’est impossible de toutes les citer. Alors si j’ai manqué la dernière apparition de Lolita dans les journaux « pipeuls » ou la dernière ânerie de l’UDC, soyez indulgents.
Par contre, impossible de l’avoir manqué, lui ! Le maître absolu, incontesté et incontestable du tennis mondial, le Suisse (yeahhh !) Roger « Rodgeur » Federer ! Avec une saison de toute beauté, il se devait de remporter ce masters, qui réunissait en toute simplicité les huit meilleurs joueurs du monde. Et il l’a finie de la plus belle des manières, en remportant son 53ème titre ! La consolation pour son adversaire ? Il a reçu 1 mio de dollars pour la plus belle leçon de tennis au monde...

 

En ce moment: trois duels avec une autre légende du tennis, Pete Sampras ! Et ça a déjà commencé : « Rodgeur » vient de battre « Pistol Pete » 6.4 6.3
Je donnerais très cher pour assister à l’un de ces trois matches ! Si quelqu’un obtient la diffusion des matches sur sa télé, même partiellement, il se doit de mes les enregistrer !!! Je lui ramènerai une bonne bouteille de whisky qu’on ne trouve qu’ici... (allez, à vos magnétos !)

Pistol Pete et Rodgeur

Autre nouvelle, plus insolite (mais qui date un peu). Il y a quelques semaines, j’ai lu qu’un collégien français avait traduit à lui seul le dernier tome des aventures de Harry Potter ! Pardi ! Et qu’il l’avait publié sur Internet, le faquin ! Ce qui m’inspire deux remarques. Premièrement, j’imagine la gueule dépitée de son prof d’anglais. En tant que futur prof, si un jour un de mes élèves traduit un livre de 600 pages, j’aurai non seulement la décence de lui mettre une bonne note mais en plus de l’envoyer chez un éditeur. Évidemment, au lieu de cela, il a été interpellé et interrogé au poste de police. Deuxième remarque, imaginons donc le dialogue suivant entre le bambin de 16 ans et l’inspecteur en chef de la brigade de répression des fautes d’orthographe :

- « Bon, alors, nous-y voilà, décline ton identité p’tit freluquet », entame l’inspecteur avec son accent vaudois bien trempé.
- « Nom de famille, Pauteur, prénom, Harry » rétorque le présomptueux ! L’inspecteur, manquant de s’étouffer en déglutissant son café au lait du matin, détonne :
- « Tu te crois plus malin que moi, hein !! »
- « Non m’sieur, j’oserais pas ! », se poile-t-il.
- « Cette jeunesse, plus de respect ! », poursuit l’inspecteur.
- « Mais c’est mon vrai nom m’sieur ! D’ailleurs, je peux vous l’prouver et vous faire un tour de magie si vous voulez... ». Lui coupant la parole, l’inspecteur en chef répond avec fermeté : « Nan, nan, pas d’ça ici !! Je sais comment ça va finir, tu vas tenter de prendre la poudre d’escampette, on va d’voir te menotter sec et tu vas aller pleurer chez ta mère ! »
- « Mais non, je... »
- « Bon, tu vas te décider à me donner ton vrai nom, j’ai pas qu’ça à faire ! »
- « Mais, puisque je vous dis que je m’appelle Harry Pauteur, regardez ! ». Harry tend sa carte d’identité et l’inspecteur en chef de la brigade de répression des fautes d’orthographe jette alors un oeil sceptique sur document du jeune Pauteur...
L’inspecteur, mort de honte, tente de garder son calme et sa dignité, à l’image du roi Arthur dans les Monty Python : « Mouais, t’as de la chance que tes parents soient pas là, car je leur passerais un bon savon ! Quelle idée d’appeler leur fils comme ce sale gosse qui fait des tours de passe-passe... »
- « Sauf que je suis né avant le magicien, m’sieur ! C’est m’dame Rowling qu’a copié mes parents... »
- « Suffit ! », grogne-t-il en coupant court aux dires du morveux.
- « ... »
- « Bon, alors, c’est pas bien beau à voir et à lire tout ça, parce que dans ta traduction, tiens-toi bien, on a pu constater 57 fautes d’orthographe, 381 fautes de traductions, 512 fautes de concordance des temps, 1245 fautes de syntaxe et surtout, et c’est le plus alarmant, 1639 fautes de frappe !! C’est pas du boulot mon gars ! Je sais pas si tu t’représentes la perte de gain. Et mes collègues et moi, ben on a passé 72 heures non-stop et sans café – la machine était en panne – à relire ta copie ! La Rowling, elle s’rait pas très contente, hein. Alors, tu te demandes t’jours pourquoi t’es au poste, p’tit malin ! »

L’histoire ne dit pas si le pauvre Pauteur s’en est sorti avec une amende ou juste avec une mauvaise note...
Moralité : mieux vaut tricher à l’école, moi je vous l’dis !

Jérôme


Desperate Houseman

Je vous l’avoue, je viens de visionner le dernier épisode de la troisième saison de « Desperate Housewives » et je suis en manque ! J’ai poussé ma dépendance jusqu’à aller lire le résumé du premier épisode de la saison quatre... « juste pour savoir » ...

Je hais la télévision et je hais tous ces créateurs de rêves ! Moi qui crache sur les films américains niais et insipides, je suis évidemment mal placé pour avouer mon penchant pour « Desperate Housewives ». Ma seule fierté est d’avoir su faire durer la 3ème saison pendant plus de deux mois à raison d’un, voire deux épisodes par semaine, que je savourais volontiers avec un verre de vin ou avec du chocolat. À la rigueur, un petit whisky. Bref, un de ces moments de plaisirs anodins qui font que la vie nous paraît parfois beaucoup plus belle !
Cet épisode fort honteux passé, j’ai commencé une nouvelle activité : le chant ! Il y a trois semaines, j’allais donc à ma première répétition. L’ambiance m’a immédiatement séduit ; un petit choeur informel, pas de prise de tête, des gens ouverts et sympas et un étudiant bénévole qui nous accompagne au piano et nous coach. C’est exactement ce qu’il me fallait pour débuter. Nous avons même un petit concert de prévu le 12 décembre, pour les personnes désireuses de venir nous écouter...
Pas facile cependant de sortir tout de suite les bonnes notes. Je pédale dans le yaourt, c’est le cas de le dire. Heureusement que j’ai quand même des notions de lectures et une certaine idée de la musicalité, sans quoi je pourrais tout de suite arrêter. Mais on vient de débuter une nouvelle série de chants, dont quelques chants de Noël écossais et le fameux « White Christmas », et j’ai bon espoir que ça s’améliore !
Et comme je prends goût à cette activité, j’ai décidé de poursuivre l’aventure en Suisse. Mais je pense qu’il me faudra quelques cours de chant, ne serait-ce que pour « trouver ma voix » (à défaut de me la casser, comme Patrick Bruel)
La fin de l’année approchant, je me suis mis au travail de façon plus sérieuse et j’ai du pain sur la planche. Si vous constatez une baisse de fréquence des messages sur mon blog, ne vous inquiétez donc pas !
Comme je n’ai pas de photos à vous proposer, j’ai pris une pause des deux animaux que j’ai ramenés de mes deux voyages dans les Highlands. Ils se portent très bien, merci beaucoup ! Ils adorent ma chambre et les odeurs de thé et de chaussettes humides qui y règnent. Ils sont très dociles mais peu loquaces, pas encombrants et ne réclament que peu de nourriture. Au mieux, une petite caresse de temps à autre. L’un (et vous le reconnaîtrez) s’appelle Nessie et nous vient directement du loch Ness. Je confirme qu’il n’y a donc plus de monstre dans le fameux loch, puisqu’il est chez moi ! L’autre bestiole, je l’ai baptisée « Sheepy », puisque c’est un mouton (qui se dit « sheep » en anglais). Et puisque le petit jojo me donne pas mal de fil à retordre, notamment parce qu’il est en pleine mue, j’ai ajouté un « y » à son nom (« sheepy » comme « chipie »). De plus, Nessie et Sheepy, ça rime. J’espère que ces deux-là n’iront pas semer la zizanie dans ma colocation ou qu’il ne leur viendra pas à l’esprit de copuler... je n’ose pas imaginer le résultat !

Bonne semaine !
Jérôme

 

Nessie

 

Sheepy


Visite de mes parents et de ma grand-maman

Mes parents et ma grand-maman m’ont fait l’immense plaisir de venir me trouver au fin fond du Royaume-Uni le weekend dernier ! Un p’tit tour dans les Highlands et une visite superficielle de la ville leur ont donné un bon aperçu de mon style de vie depuis bientôt deux mois.

Ils sont arrivés à Glagow le sourire aux lèvres, le teint pimpant et l’haleine fraîche. Un beau cadeau pour une fin de semaine hivernale ! À peine logés dans leurs luxueux appartements à Belgrave Terrace, petit-déj’ écossais compris et écureuils espiègles à la fenêtre, qu’il était déjà temps pour eux de se frotter à la cuisine locale pour leur premier souper. Malgré le scepticisme de mon père, nous commandons quatre haggis (la fameuse panse de brebis farcie, donc) accompagnés de purées de pommes de terre et de navets que nous savourons avec un plaisir non dissimulé. Le tout, évidemment, accompagné d’une bouteille de rouge. Avant de conclure cette première soirée, nous prenons un dernier verre dans un des nombreux pubs qui bordent la Great Western Road. Pour respecter la parité, deux Bailey’s pour les dames, deux whisky les messieurs.
Le lendemain, nous partons aux aurores pour un petit tour dans les Highlands et plus particulièrement, en direction du loch Ness. Notre guide s’appelle Bill et c’est un pur Écossais : un accent bien trempé, une sympathique haine pour les Anglais et le goût pour nous faire croire que le monstre du loch Ness existe bel et bien !
Nous roulons en direction du nord et longeons le loch Lomond en passant par Fort William et Fort Augustus. Le temps est résolument humide et venteux et une épaisse brume borde le sommet des montagnes tourmentées que nous traversons. Les paysages sont angoissants, dramatiques mais surtout, magnifiques.

 

Nous nous arrêtons au loch Ness, certes embrumé mais toujours aussi saisissant.



La même, mais avec moi

Mon père à la recherche de Nessie... 

Nous profitons de l’occasion pour faire nos emplettes dans le magasin pour touristes. Entre les peluches, kilts, whisky, tasses et autres drôleries, il y a de quoi se rincer l’oeil et dépenser tout son argent. Nous avalons par la même occasion quelque nourriture et quelques litres de thé au petit café du coin.



Nous repartons en direction de Inverness, au nord du loch Ness puis redescendons en direction de Glasgow une fois la nuit tombée (rappelons qu’il fait nuit à partir de 16h30 par ici). Le soir même nous mangeons asiatique (sans oublier la bouteille de vin rouge !) puis, fatigués par le voyage, regagnons nos pénates respectives.
Dimanche, jour du seigneur, pas de messe. Ma grand-maman a pourtant beaucoup insisté et mon père chantait déjà les cantiques mais nous y avons finalement renoncé. En lieu et place des oblats, nous optons pour un déjeuner à l’écossaise. S’ensuit une visite de la ville, d’autant qu’il faisait magnifiquement beau (mais froid) ce jour-ci. Nous nous arrêtons dans un immense magasin Apple et observons le tout nouveau tout beau Iphone. C’est une belle pièce, mais c’est gros et c’est cher. Et entre nous, que celui qui utilise plus de 20% des capacités de ce petit bijou me jette la première pierre ! Enfin si quelqu’un se sent l’âme de me l’offrir, j’aurais tort de refuser (mais alors, qu’il attende la deuxième génération, ne jamais acheter la première !)
Nous visitons ensuite l'université, la cathédrale de Glasgow, le centre-ville et les rues commerciales. Nous prenons le temps de nous enfiler dans la minuscule Argyle Arcade, qui regorge de parures diverses (colliers, bagues, montres et tout le tralala) toutes plus tape-à-l’oeil les unes que les autres. À midi et sous l’impulsion de ma mère (un besoin naturel urgentissime aidant), nous prenons place dans un pub. Nous dégustons un Fish & Chips et faisons les yeux doux à la bouteille de vin rouge qui « escorte » notre repas.

Ils posent devant l'uni. Perso, je trouve qu'on dirait presque une photo sortie d'un de ces guides pour faire découvrir la ville aux touristes!

Le soir venu et après leur avoir largué quelques kilos de mes bagages que j’utilise plus, nous repartons à ... l’église ! Croyez-le ou non, les Glasgwégiens ont eu la bonne idée de transformer une église en un restaurant. Et comme l’a souligné ma grand-maman, on viendrait ainsi plus souvent à l’église ! Inutile de vous dire que nous avons bien mangé et ... bien bu. Afin de conclure cette magnifique soirée et ce séjour écossais, nous prenons un dernier verre au pub « The Belle », dont nous avons pu apprécier la cheminée rutilante, les hures hautes en couleur et les effluves oniriques du Laphroaig, un délicieux whisky au nom imprononçable.
Lundi, départ pour l’aéroport à bord d’un taxi-opéra (selon les propres termes du chauffeur). Justement, le chauffeur, un émigré italien fort sympathique, nous a passé du Pavarotti et du Bocelli pendant tout le trajet.
Ainsi se termine ce weekend chargé d’émotion et de découverte ! Ce fut également l’occasion pour nous tous de se revoir et de passer un excellent moment. Donc un immense MERCI aux trois concernéEs d’être venus me rendre visite !! Je vous dis à bientôt!

Bonne fin de semaine à vous autres et restez au contact !
Jérôme

 

Si vous passez une mauvaise journée, regardez donc la photo qui suit. On est dans le taxi qui nous ramène à la maison après notre journée dans les Highlands. Ma mère venait de faire une blague vaguement en-dessous de la ceinture et la fatigue aidant, on a bien ri... (voyez plutôt, surtout ma grand-maman!)

 


Scottish Highlands

Les Highlands écossais se sont offert à nous de la plus belle des manières ; les lochs, les forêts, les monts, vallons et autres moutons dessinent des paysages dont la beauté et l’immensité vous coupent littéralement le souffle ! Récit de nos trois jours d'aventure...

Vendredi
Départ en ce vendredi 2 novembre depuis l’aéroport de Glasgow, 9h du matin. Tout s’annonçait parfaitement bien mais les premiers ennuis se sont invités. Impossible de trouver le guichet d’Easycar pour la location de la voiture. Après 45 minutes d’énervement et après avoir charogné et craché tout ce que mon vocabulaire contenait d’argot, j’ai remarqué que la feuille en ma possession précisait qu’Easycar opérait via une autre agence...
Le moment de honte et les excuses passés et une fois les clés en main, nous prenons nos quartiers à bord de notre jolie petite Peugeot 207. En bon conducteur que je suis, je me dirige évidemment à gauche pour m’asseoir au volant quand je réalise qu’il est bel et bien à droite ! Les premières impressions sont pour le moins étranges. Si le pédalier et la boîte à vitesse sont inchangés par rapport à la conduite à gauche, il va falloir changer les vitesses avec l’autre main (et je peux vous dire que j’ai été « gauche » un bon moment avant d’apprivoiser le levier !) J’allume le moteur, sors du parking et me lance sur la gauche de la route... après une heure de conduite, une queue de poisson et trois ou quatre « morsure de banquette », je me familiarise enfin avec la conduite à l’écossaise ! En réalité, ce n’est pas sorcier !
Vers 11h, nous nous arrêtons sur les bords du loch (qui veut dire « lac » en écossais) Lomond, où nous prenons quelques photos. Nous profitons de l’occasion pour prendre un petit-déjeuner bien mérité : bacon, oeuf et « rolls » (en fait, une sorte de « burger ») accompagné de trois litres de thé (sans mentir, j’ai rarement bu autant de thé que pendant ce séjour dans les Highlands !)



Après ce bref intermède, nous nous dirigeons en direction du nord-ouest et traversons déjà les premières landes remplies de petits moutons à la laine (à ne pas confondre avec l’haleine) tissée et soyeuse ; les monts et valons s’harmonisent avec les bosquets disposés ça et là au gré de l’évolution. Le ciel est écossais, couvert par moments mais avec des rayons de soleil qui illuminent tout ou partie d’un paysage aux couleurs automnales somptueuses. Nous sommes conquis, évidemment !





Raphaël s’essaie à son tour à la conduite à gauche, avec succès ! Malgré quelques frayeurs, nous atteignons la petite bourgade de Stirling. Nous visitons brièvement la rue principale puis découvrons, perché sur sa butte, le majestueux château.
Nous reprenons ensuite la route et traversons des paysages tous plus fabuleux les uns que les autres. Nous gagnons le petit village de Kenmore, au bord du loch Tay, où nous nous sustentons d’un panini et de trois autres litres de thé...

Kenmore

Nous continuons notre périple en direction du nord et contournons le loch Ness par la route est. Nous arrivons à Inverness aux alentours de 19h. Nous visitons la ville de nuit puis passons la première nuitée dans une auberge de jeunesse.


Samedi
Au petit matin, nous décidons de visiter la ville de jour mais devons préalablement déplacer la voiture dans un parking payant. Et là, impossible de trouver les clés... Après dix minutes d’inquiétude pendant lesquelles nous élaborons plusieurs thèses et hypothèses (perte des clés, vol et ainsi de suite), nous la retrouvons enfin fourrée dans une poche d’un sac... « Sacs » que nous sommes, tu veux dire !
Arrivé au centre de la ville à 8h, nous marchons dans les rues pavées, visitons le château et traversons la Ness, la rivière qui sépare la ville en deux (à défaut de pouvoir se poser pour prendre un petit-déjeuner puisque aucun café n’ouvre avant 9h30 du matin !).



Nous reprenons la route et redescendons au sud, en direction du loch Ness ! Nous nous arrêtons au Loch Ness Exhibition Centre, qui expose la naissance (du mythe) du monstre du loch Ness ainsi que toutes les recherches et hypothèses qui ont été faites jusqu’à présent. Ensuite, c’est au visiteur de juger si le monstre existe ou non... Personnellement, j’ai envie d’y croire mais l’homme ayant toujours eu un goût prononcé pour la fiction, je doute de la véracité des faits qui ont été présentés jusqu’ici (des photos floues avec des trucs qui ressortent de l’eau, des photomontages grossiers et des récits de personnes qui auraient aperçu le monstre... et qui ont certainement plus abusé du whisky local à mon avis !)
Nous longeons le loch et arrivons au château d’Urquhart (enfin ce qu’il en reste). La vue sur le loch depuis cet endroit est bluffante... Par beau temps (comme c’est le cas ce jour-ci), on y aperçoit la quasi-totalité du loch. Les eaux calmes et profondes aux couleurs noir encre contrastaient ce jour-là avec les rayons du soleil qui transperçaient les nuages. Croyez-moi, par une soirée hivernale et brumeuse et avec un soupçon de whisky dans les veines, le loch Ness est l’endroit rêvé pour la naissance de toutes sortes de légendes et de mythes...






Nous continuons notre route et nous arrêtons à Fort Augustus, petit bled charmant au sud du loch. Nous dégustons un excellent haggis, accompagné de navets et de pommes de terre. Il ne manquait que la sauce au whisky ! Ce fut excellent !
Nous repartons en début d’après-midi car une longue route nous attend. Nous nous dirigeons vers l’île de Skye, qui se situe à l’ouest à l’Ecosse. Nous sommes toujours autant impressionnés par ces paysages fantastiques qu’on dirait parfois sortis de l’imagination d’un peintre ou d’un romancier. Au fur et à mesure que nous gagnons l’île, nous apercevons les changements de végétations. L’herbe relativement verte laisse place à une flore dense et brune, les arbres multicolores disparaissent peu à peu et d’immenses montagnes s’érigent progressivement et nous guident vers des recoins inconnus et isolés.

Un loch

 

La route qui mène à Skye

Un autre loch...

Au détour d’un loch, nous découvrons, pantois, la représentation du château qui avait bercé l’imaginaire de notre petite enfance. Nous sommes restés sans voix l’espace de quelques secondes devant ce spectacle, devant ce rêve qui se matérialisait. C’était comme si nous faisions enfin partie de la fiction...



Remis de nos nostalgiques émotions, nous reprenons la route et, après plus de 2h de route, arrivons enfin à destination, tout au nord de l’île, à Dunvegan et prenons nos quartiers dans un joli Bed & Breakfast (pas d’auberge de jeunesse ici !). Dans le seul magasin du petit village, nous profitons d’acheter le whisky local, le « Isle of Skye », dont le parfum fumé nous a d’emblée séduit ! Le soir même se déroule également la traditionnelle fête qui célèbre la « conspiration des poudres » du 5 novembre 1605. Au château de Dunvegan, les habitants ainsi que quelques touristes, nous y compris, bravons donc pluie et froid pour assister à un très beau feu d’artifice.



Dimanche
Réveil aux aurores pour prendre notre petit-déjeuner écossais : toast, marmelade, porridge, puddings blanc et noir, saucisses, oeufs, bacon et... trois litres supplémentaires de thé noir ! Un régal ! Une fois dehors, nous prenons quelques minutes pour observer le paysage perdu dans la brume et la mer, dont l’odeur baigne la ville encore endormie.

Des paysages de "bout du monde"

Nous reprenons la voiture et nous dirigeons en direction du château de Dunvegan, que nous visitons ainsi que ses magnifiques jardins à l’anglaise.



Nous repartons en direction de Portree, la capitale de l’île de Skye, sorte de cité dortoir en basse saison. Malgré cela, la ville possède un très joli port bordé par des maisons multicolores. Nous poursuivons notre route et nous embarquons sur les routes sinueuses et étroites des montagnes qui nous mènent directement à Elgol, un « village » isolé sur la côte ouest. Nous dégustons un « scone » (sorte de petit pain local) au fromage et aux oignons, tout frais sorti du four ! Miam !

Sur le chemin d'Elgol

A Elgol

Nous quittons l’île de Skye et retrouvons l’Ecosse. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons encore à Fort William pour prendre une dernière bière au coin du feu, dans un pub !



Après plus de 2h30 de route de nuit et par pluie, nous arrivons à l’aéroport. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos peines... Nous suivons les indications mais à cause des travaux, nous sommes redirigés dans un parking public ! Et comme j’avais un besoin urgent d’aller vider ma vessie (qui soit dit en passant est microscopique), j’ai quitté précipitamment Raphaël, la voiture et le parking à la recherche d’une toilette. Tout est finalement rentré dans l’ordre et nous avons pu rendre la voiture en bonne et due forme.

Au cours de notre périple, nous avons donc découvert des paysages magnifiques, parfois désertiques, parfois denses mais surtout, très différents les uns des autres. Les paysages de « bout du monde » de l’île de Skye sont aussi extraordinaires que rares, l’immensité et la sérénité qui s’en dégagent nous ont empli de calme et d’harmonie. Mais durant ces trois jours, nous avons aussi rencontré des gens fort charmants et accueillants, comme à Elgol, Dunvegan ou Inverness. Nous avons bu du whisky, mangé de la panse de brebis farcie, petit-déjeuner à l’écossaise, roulé à gauche et nous avons vu le fameux loch Ness ainsi que le château de Stirling. Pour certains, la liberté est symbolisée par le « rêve américain », pour nous, elle le fut au travers de notre « scottish dream » !

Bon weekend,
Jérôme

 

Pour le plaisir des yeux...

Sur l'île de Skye

Avant d'arriver à Dunvegan

En direction d'Elgol

Elgol 

Unique!

Toujours sur l'île de Skye

Encore et toujours Skye

Loch Ness
 

Un loch

Loch Ness

Urquhart Castle

Le château de notre enfance!

 

Et...

Votre serviteur, qui élimine les litres de thé... 

 


L’automne est arrivé !

On associe généralement l’automne aux sublimes couleurs des feuilles qui ornent les arbres et qui le moment venu, choient une à une et recouvrent jardins, forêts et bords de route d’un tapis multicolore. À Glasgow, les choses sont cependant un peu différentes...

Les températures agréables et le soleil matinal ont bel et bien disparu. L’humidité a chassé ce qui restait de petites chemises et le froid prend peu à peu ses quartiers. Les petites bruines diurnes vous fouettent désormais le visage et vous imprègnent de cette ambiance mystique et typique d’Ecosse, ou du moins de la représentation mentale que nous avons de cette mysticité. Le soleil se couche désormais plus tôt (la faute à l’homme, surtout) et l’obscurité toujours grandissante plane donc au-dessus de nos têtes et engloutit ce paysage automnal à la moindre occasion. La fraîcheur contraste avec la chaleur de l’habitant. Les manteaux sont de retour et les parapluies de sortie. Et c’est comme chez l’humain, il y en a pour tous les goûts : petits, gros, beaux et laids.
L’image « parisienne » du monsieur en manteau gris à col retroussé qui fouette les tas de feuilles mortes qui voltigent dans l’air n’existe pas à Glasgow. Car « l’insoutenable légèreté » des feuilles mortes est étouffée par le poids de l’humidité. L’imaginaire collectif a donc aussi ses limites...





L’automne est là ! Et c’est par ce temps fort écossais mais tout à fait agréable que je reçois la deuxième visite de mon séjour, Raphaël, avec qui je vais passer deux jours dans les Highlands. Ce qui signifie que mon blog sera délaissé l’espace de quelques jours. N’en déplaisent à celles et ceux qui auraient manqués quelques uns de mes messages, puisqu’ils et elles auront l’occasion de rattraper leur retard !

À très bientôt,
Jérôme

 

 

 

 

 


Laundry

La société capitaliste dans laquelle nous évoluons tend à réduire la distinction entre nécessité et luxe. Qu’on ne puisse pas se passer de nourriture et de chocolat, c’est un fait. Mais de manière relativement aisée, on peut se passer d’un tas d’autres choses à la seule condition de trouver un expédient.

J’ai toujours pensé que les inventions ménagères étaient de vraies révolutions culturelles. Aspirateur, lave-vaisselle, fourneau à gaz et autres créations ont envahi nos cuisines et bouleversé nos habitudes. Et cette ivresse inventive ne faiblit pas, puisque le fourneau à gaz a laissé sa place à l’induction, le fouet (pas celui de Mireille évidemment...) au mixer multi-usage et la bonne vielle cafetière italienne à la machine Nespresso ! Il ne tient ensuite qu’à vous de savoir si ces appareils ont réellement apporté un confort inestimable ou s’ils tendent plutôt à vous pourrir l’existence.
Le fait est que je dois aujourd’hui me passer d’un outil qui est ma foi fort avantageux, néanmoins tout à fait superflus : le séchoir. En lieu et place dudit appareil, nous avons un misérable étendard, si petit que l’on peut à peine y disposer trois chaussettes et si mal conçu que les quelques habits qui pourraient être étendus se chevauchent, ceci quelle que soit la manière dont vous essayer de les arranger. De plus, l’étendard trône dans le hall d’entrée, place incongrue si l’on tient compte qu’il reçoit tout ce qui traîne de plus mal sein dans une colocation comme celle-ci, soient les effluves de clopes froides, les odeurs de bacon frit et oeufs brouillés du matin et surtout, les odeurs parfois nauséabondes des toilettes (tous les chemins mènent au corridor !)
Pas de séchoir, pas d’étendard, il fallait donc trouver l’expédient idéal. Désormais et pour le plus grand bonheur de mes habits et de celui qui les porte, je pends mes jeans, pantalons, chaussettes et strings léopards dans ma penderie ! Puisque que je ne l’utilise que pour pendre trois habits, soit ma veste d’hiver, ma pèlerine et mon unique chemise (rappelez-vous que je suis arrivé par avion, ce qui signifie limite de poids), j’ai donc réaffecté ma sublime penderie à une fonction inédite. On appelle ça l’art du détournement.

 

Dans le genre détournement, les films nous ont appris par exemple qu’un couteau de cuisine pouvait servir à tuer votre conjoint, une table de salon à y poser les pieds ou une cuisine à beurrer le moule et faire cuire le poireau...
Vous l’aurez compris, dans ce genre de situation, l’importance ne réside en fait pas dans l’invention elle-même. Ceci m’amène donc au deuxième détournement. Puisque la penderie est une pièce minuscule et par conséquent peu aérée, je ne peux pas y laisser mon linge moisir à l’intérieur. Afin également d’accélérer le processus (très utile quand il s’agit de laver et de sécher mon unique drap en l’espace de douze heures), j’enclenche mon petit chauffage à air pulsé et l’enferme dans la penderie avec mes habits ! Et ça marche ! En moins de dix heures, toutes mes affaires sont sèches, archis sèches.
Que cela ne vous donne toutefois pas d’autres idées de détournement (faire sécher votre chien de cette manière par exemple), car je ne voudrais pas être à la source d’un odieux procès !

Bonne semaine,

Jérôme


Culture pub

Être catapulté dans un pays étranger nous « contraint » parfois à des activités que nous n’aurions jamais imaginé faire chez soi. Notamment, les sorties rugby dans les pubs (d’où le titre évocateur) ou le fait de se retrouver à une fête dans l’appartement d’une personne inconnue à minuit...

La soirée de jeudi est dévouée à ma sortie désormais habituelle au « Primary », le pub qui accueille une fois par semaine la grande réunion des étudiants en échange. J’ai toujours trouvé assez singulier le fait de nommer des endroits avec des noms provocateurs. Ça donne lieu à toutes sortes d’interprétations, des plus folles ou plus sobres...
Étrangement, « Primary » a deux traductions antithétiques, puisqu’il peut signifier aussi bien « premier » que « primaire ». Vous me direz, la racine est identique. Vrai, mais quand on parle du « premier de classe » ou « d’instinct primaire », les choses sont bien différentes, même si les deux expressions ne sont pas forcément complimenteuses.
Par exemple, le premier de classe est le boutonneux aux grosses lunettes et dont les pantalons sont trop courts. Au contraire de ses autres petits camarades, le premier de classe ramène toujours un agenda vierge de ratures et dont la perfection ferait pâlir miss Monde en personne. À l’inverse et pour mesurer l’instinct primaire, rien de tel que de s’installer dans un pub anglais lors d’un match de rugby, en l’occurrence, une finale de coupe du monde. Ce sport, pour autant qu’on puisse encore l’appeler ainsi, est à l’image du public qu’il draine. Si les muscles des joueurs se situent aux endroits propices, il n’en est pas forcément de même pour les spectateurs. Sous le maillot du supporter, on devine les courbes de la brioche nourrie aux frites et aux pintes de bière. Les gueules d’acier des sportifs contrastent avec les gueules de bois du lendemain et la finesse du rugby dénote de la virtuosité verbale des supporters. La culture des pubs, c’est ça ! Et comme l’Angleterre a perdu, les sifflets ont redoublé. J’ai lu que Jonny Wilkinson, suite à la défaite, s’était pris une bonne biture... Quand je vous dis que le rugby n’est autre que la farce télévisée de l’être humain, je n’ai pas tout tort ! Ces propos seront évidemment corroborés par les tonnes d’émissions poubelles que nous voyons sur nos petits écrans et dont les héros ne sont que de simples quidams. Ceci dit, j’ai beaucoup apprécié cette sortie. Car vivre au Royaume-Uni, c’est vivre les pubs et cette fièvre du sport !

Jonny Wilkinson en mauvaise posture...

Mais ce n’est pas tout (hé, on allait pas s’arrêter en si bon chemin) ! Samedi à midi, c’était aussi le derby entre les deux équipes de foot locales, le Celtic Glasgow et les Glasgow Rangers. Même depuis ma chambre, j’ai senti les secousses lors des buts. Il faut dire qu’elle (ma chambre, donc) se situe juste en dessus d’un pub ! Alors même que j’aimerais pouvoir échapper à ma condition de non-footeux, ceci m’est impossible.

Ce weekend était aussi l’occasion d’une autre sortie avec un ami. Et puis, en cours de route, on rencontre d’autres personnes, qui connaissent d’autres personnes, qui sont elles-mêmes invitées à une « flat warming » (comprenez donc par là une petite sauterie pour fêter rien du tout...). Alors nous y sommes tous allés de bon coeur et ce fut « drôlement » sympa ! Il y avait beaucoup de monde, plein de nationalités différentes et pour tous les goûts buccaux et vestimentaires.

Ce début de semaine a été calme, en comparaison. J’ai suivi mes cours et ai rencontré mes trois partenaires linguistiques, Laura, Alex et Anthony, avec lesquels je discute aussi bien en anglais qu’en français. Ainsi, tout le monde y trouve son compte. C’est une expérience tout à fait enrichissante que d’être au contact de personnes qui savent ce qu’est l’apprentissage d’une langue étrangère. Car ils sortent leur meilleur anglais et n’hésitent pas à vous reprendre sur certains termes et sur la prononciation. J’apprends de nouveaux mots, un peu d’argot et quelques coutumes locales. À mon tour, je range mon accent vaudois et ma panosse et m’exprime avec l’éloquence et la clarté d’un jeune homme de bonne famille ! « Non, pa’ce que ch’pourrais batoiller avec l’accouet du pouet rabotson que ch’ui ! »
À méditer cependant...

Avant de conclure, vous noterez que mon blog se déplume. Je n’ai pas publié une seule vraie photo depuis des jours. Il faut dire que la phase « découverte de la ville » s’estompe petit à petit et que les photos suivent irrémédiablement ce mouvement dégressif. Et je ne désire pas non plus mettre n’importe quoi sur mon blog. De plus, par respect de l’individu, je ne mets aucun de mes amis ou connaissances sur le net sans son consentement. Voilà ! En attendant, vous pouvez vous délecter ma prose mi-vaudoise, mi-écossaise. C’est comme la fondue, c’est moitié-moitié !
Mais réjouissez-vous, je pars dans les Highlands dans deux semaines ! L’occasion sera donc rêvée de vous fournir quelques photos des somptueux paysages vallonnés de l’Ecosse et de ses très nombreux lochs !

Bonne fin de semaine,
Jérôme

 

Juste pour le plaisir... Tongue out

 


Bilan et statistiques

Il y a un mois, je quittais la Suisse. Eh oui, « ça file » ! Je me disais justement qu’il était temps de faire un petit bilan des acquis et des choses en devenir. Avec, en exclusivité, quelques statistiques commentées par mes soins...

Qu’on se garde de me reprocher hâtivement de faire de la propagande anti-UDC ou de me lancer dans des calculs économiques complexes ! Le message précédent n’est pas propagandiste et ne tient pas non plus d’un prosélytisme latent. Tout comme ce message ne traite pas de savants calculs économiques. Quand je parle de « bilan », je pense à un état des lieux et lorsque j’évoque le mot « statistiques », il ne s’agit en aucun cas de prévision ou de pronostics mathématico-logarithmiques, mais plutôt de poser un regard amusé sur la fréquence des visites de mon blog et sur l’origine desdits visiteurs.
Pour ce qui est du bilan, je commencerai par les aspects qui peuvent encore être améliorés, à savoir mon taux d’occupation moyen journalier. En effet, à l’exception de mes cours, mes journées sont pour le moins assez « vides ». Un vide que je comble en travaillant sur mes cours et en lectures. Mais je ne peux décemment pas remplir une journée entière et encore moins une semaine entière rien qu’avec ça. Donc, je regarde un peu la télévision (chose assez inhabituelle chez moi), je surfe sur le net, je fais un peu de natation, je poste des messages sur mon blog et je me morfonds en faisant du lèche-vitrine, en décorant ma chambre et en m’achetant de la nourriture pour la cuisiner. Je me mettrais volontiers à la confection de biscuits de Noël, mais Halloween n’a même pas passé ! Je ferais aussi volontiers du tennis, mais il n’y a pas de court intérieur à l’université et je ferais avec plaisir quelques gammes sur un piano, mais je n’en ai pas trouvé. Des projets mort-nés, en voici donc !
En ce qui concerne les aspects positifs, il y en a plusieurs. Tout d’abord les sorties, puisque je vois régulièrement deux ou trois personnes et m’organise environ trois soirées par semaine avec eux. Il y a aussi la ville, que j’ai déjà beaucoup parcourue et qui offre un certain nombre d’activités tout à fait alléchantes (cinéma alternatif, concerts, pub, soirées, etc.) et il y a mon appartement, qui me plaît, et surtout ma petite chambre cosy ! J’ai commencé mes cours de natation le vendredi après-midi, il y a évidemment le café « Enjoy » à deux pas, le « Captain’s Rest » (un pub) à trois, mon magasin d’alcool préféré en face de chez moi, et le petit magasin d’alimentation à côté de chez moi, ouvert 24h sur 24 et 7 jours sur 7.
Pour ce qui est des statistiques, je dois d’abord vous expliquer de quoi il s’agit. Avec Google Analytics, vous pouvez faire « surveiller » votre blog ou votre site Internet. Tous les mouvements sont donc enregistrés et rendus sous la forme de statistiques diverses : nombre de visiteurs et de visites par jour, origines géographiques des visiteurs, temps moyen passé sur mon blog, pages visitées, sources (c’est-à-dire comment les internautes atterrissent sur mon blog, soit par trafic direct, soit parce que mon site a été référencé par quelqu’un d’autre ou par moteur de recherche). Le « must », je peux même voir le nombre de visiteurs qui possèdent l’ADSL et ceux qui possèdent une ligne « dialup », quel est leur système d’exploitation (Mac OS ou Windows) et combien utilise Internet Explorer, Firefox, Safari et ainsi de suite ! Bientôt, je pourrai voir combien de personnes boivent le café en surfant sur mon blog, qui englouti sa tartine du matin et dont la confiture dégouline sur le clavier et ceux qui profèrent des jurons et autres blasphèmes en lisant ce que j’ai écrit. La technologie, c’est fantastique, n’est-ce pas !

Voici quelques chiffres :

Tout d’abord, le nombre de visites totales depuis la création du blog se monte à 260, soit une moyenne de 8 visites par jour. À ces 260, soustrayez 9 visites. Car après chaque nouveau message, je visite mon propre blog, non par intérêt narcissique, mais par soucis de mise en page et pour corriger les fautes d'orthographe que j'aurais commises. Notez donc que si je voulais 1'000 visites par jour sur mon blog, il me suffirait d’y mettre les pieds par moi-même 1'000 fois ! C’est comme les commentaires que vous postez, j’ai la possibilité de le recorriger à volonter. Je pourrais tout aussi bien m’imaginer plein de lecteurs virtuels tout conquis qu’ils seraient par mon phrasé. Un peu à l’image d’Alain Delon....
Au niveau de la répartition des visites, ça donne ça (un copier/coller de Google Analytics) :

Vous notez certainement la fluctuation incessante des visites. Tout d'abord, le 24 septembre, quand j'ai envoyé l'email à tout mon répertoire. C'est amusant! Puis, il y a eu quelques vrais bas (6 et 13 octobre) et des bons hauts (10 octobre). Je ne sais pas si cela dépend de la qualité des articles, du sujet ou des photos, mais il y a des jours où on dirait que les gens se sont passés le mot pour venir sur le blog. Et si cette courbe correspondait à mon humeur...? Car elle fluctue de manière tout à fait similaire!

Pour les visites, il y a 53% de trafic direct (soit des gens qui connaissent l’adresse de mon blog), 44% sont des sites qui font référence à mon blog, et 3% des visiteurs ont trouvé mon site grâce à un moteur de recherche. Je sais par exemple que quelqu’un à taper « pense de brebis farcie jacques baudoin » pour trouver mon site... Que cette personne se dénonce sur-le-champ! Comme quoi, les bon vieux clichés ont la cote.

Je finirai par l’origine géographique des visiteurs. Il y a 214 visites de Suisse, 27 du Royaume-Uni (9 de Glasgow, soit moi, 12 de Kirkintillock, 5 d’Edimbourg et 1 de Reading), 8 de France, 5 d’Allemagne, 4 d’Autriche, 2 de Belgique.

Ce n’est pas le tout d’analyser une statistique, il faut encore l’interpréter. Alors, pourquoi est-ce que je vous sors des séries de chiffres dont en fait vous n’avez que faire ? Et bien, c’est par pur soucis narcissisme ! Le blog, par définition, met son auteur au centre de l’attention. Alors évidemment, on attend que les gens s’y ramènent et postent leur message. Et j’assume parfaitement et avec bonheur cette partie narcissique de ma personnalité ! Ce qui n’est pas le cas de tout le monde (hop, encore un point pour moi !).

Voilà, voilà !

Bon début de semaine,
Jérôme


La violence au quotidien

La violence est une affaire de société. Puisque la société a toujours existé, la violence n’est donc pas la maladie du 21ème siècle ! Alors qu’au Moyen Âge on brûlait les sorcières, aujourd’hui, on « fout le feu » à cette jeunesse oisive. Ou quand la peur engendre la peur...

Il y a trois semaines, une fille a été violée dans le Westend de Glasgow, un quartier plutôt sans heurts habituellement (en fait, là où j’habite). Puis, il a trois jours, une fille a été violentée, toujours dans le Westend. Il y a aussi ce tragique épisode en Irlande, à Galway, où cette Suissesse a été froidement tuée. Il y a la violence chez les stars, puisque petit Nicolas, battu par la grande Cécilia (178 cm sous la toison), a décidé de quitter cette dernière. Et il y a Yverdon, petite cité thermale du bout du lac et rebaptisée ironiquement « Yverdon-les-Bains-de-Sang » par Mix&Remix, qui connaît un regain de violence. Violence ? Vous n’y songez pas... Pourtant, si vous voulez en avoir le coeur net, allez donc jeter un oeil sur la dernière émission de « Mise au Point » (14.10), sur la TSR. Vous verrez que les plus dangereux ne sont pas toujours ceux qu’on croit... même si certains jeunes ont l’air effectivement un peu paumés, ils le disent eux-mêmes, « on ne veut de mal à personne du moment qu’on ne nous embête pas ». Le message est clair. Ce qu’ils désirent? Un coin où ils pourraient se rassembler. Faute de lieu, la gare se transforme en terrain de jeu idéal. Et ça, Fabien Richard, UDC convaincu mais pas convainquant, ne l’a pas compris : « on a dialogué jusqu’à maintenant et on voit où ça nous mène ». C’est qui le « on », ici ? Et c’est quoi ce « dialogue », au fait ? Car on sait que l’UDC est au dialogue ce que Jean Fattebert est à la finesse, nul ! Quant au « on », puisqu’on est en démocratie et puisque la majorité est à droite (UDC, donc), c’est une décision majoritairement de droite que de laisser pantoufler ces jeunes.
Personnellement, j’ai plus peur des discours fachos de l’UDC que des jeunes qui traînent. Parce que si l’UDC arrive un jour à imposer ses méthodes à la Suisse (genre les petits moutons...), je n’ai pas peur de dire que non seulement le problème ne se réglera pas, mais surtout, que la situation pourrait empirer. Attiser la haine raciale, qui est une pratique plus que centenaire et utilisée par la droite (relisez vos bouquins d’histoire si vous en doutez), ne résoudra pas le problème. Allez Fabien, va faire un petit jogging au bord du lac et t’aérer la matière grise...

Cependant, je me dois de vous recommander un très bon article d’Yvan, qui se propose « d’abattre Paris Hilton ». Ou quand « violence gratuite » rime avec humour. Un excellent remède face à la bêtise humaine.

Puisqu’on est dans le registre « violence gratuite et humour », j’ai relu il n’y a pas longtemps « A Modest Proposal » de Jonathan Swift (1667-1745) (« Modeste Proposition », en français). Je suggère que ce texte soit rapidement remis au calendrier des lectures scolaires obligatoires, car malgré son âge (277 ans pour être exact), le texte n’a pas pris une ride ! Swift propose donc en toute modestie que les pauvres vendent leurs enfants aux riches afin que ceux-ci puissent les manger. Évidemment, l’auteur dénonce l’hypocrisie de l’aristocratie envers les pauvres gens. Ou quand les riches s’enrichissent sur le dos des pauvres qui s’appauvrissent. Morceaux choisis... (désolé, c’est en anglais, mais si lisez donc la fin du message, qui en français !)

Ce cher Jonathan Swift

It is a melancholy object to those, who walk through this great town, or travel in the country, when they see the streets, the roads and cabbin-doors crowded with beggars of the female sex, followed by three, four, or six children, all in rags, and importuning every passenger for an alms. These mothers instead of being able to work for their honest livelihood, are forced to employ all their time in stroling to beg sustenance for their helpless infants who, as they grow up, either turn thieves for want of work, or leave their dear native country, to fight for the Pretender in Spain, or sell themselves to the Barbadoes.
[...]
As to my own part, having turned my thoughts for many years, upon this important subject, and maturely weighed the several schemes of our projectors, I have always found them grossly mistaken in their computation. [...] And it is exactly at one year old that I propose to provide for them in such a manner, as, instead of being a charge upon their parents, or the parish, or wanting food and raiment for the rest of their lives, they shall, on the contrary, contribute to the feeding, and partly to the cloathing of many thousands.
[...]
I do therefore humbly offer it to publick consideration, that of the hundred and twenty thousand children, already computed, twenty thousand may be reserved for breed, whereof only one fourth part to be males; [...] That the remaining hundred thousand may, at a year old, be offered in sale to the persons of quality and fortune, through the kingdom, always advising the mother to let them suck plentifully in the last month, so as to render them plump, and fat for a good table. A child will make two dishes at an entertainment for friends, and when the family dines alone, the fore or hind quarter will make a reasonable dish, and seasoned with a little pepper or salt, will be very good boiled on the fourth day, especially in winter.
[...]
I can think of no one objection, that will possibly be raised against this proposal, unless it should be urged, that the number of people will be thereby much lessened in the kingdom. This I freely own, and 'twas indeed one principal design in offering it to the world. [...] Therefore I repeat, let no man talk to me of these and the like expedients, 'till he hath at least some glympse of hope, that there will ever be some hearty and sincere attempt to put them into practice.
[...]
I profess, in the sincerity of my heart, that I have not the least personal interest in endeavouring to promote this necessary work, having no other motive than the publick good of my country, by advancing our trade, providing for infants, relieving the poor, and giving some pleasure to the rich. I have no children, by which I can propose to get a single penny; the youngest being nine years old, and my wife past child-bearing.


Bref, tout ceci est humour et ironie. Et c’est évidemment à prendre au deuxième degré ! Mais tout de même, quand on y pense, si l’UDC avait mangé ces sales gosses de pauvres qui traînent dans les rues, « ben ils seraient pas là à s’approprier la gare d’Yverdon, nom de botte ! »

Bref, vous l’aurez compris, à partir d’un simple « fait divers » (une fille violentée à Glasgow il y a trois jours), j’ai composé un récit qui n’a absolument rien à voir avec moi. Vous noterez la métaphore : avec un « fait divers » de ce type, l’UDC nous pond des discours racistes et prend les gens pour des cons. Vous constatez tout de même qu’avec « rien », on peut faire beaucoup de choses...

Jérôme


PS : A quelques jours des élections, je me devais de faire de l’anti-pub pour l’UDC... je crois que si je n’étais pas tombé sur l’émission de « Mise au Point », j’aurais peut-être rien écrit. Mais il fallait bien remédier aux conneries de l’UDC avec une pointe d’humour...

PS 2 : Yvan, j’ai vu après coup que tu parlais déjà de l’émission de « Mise au Point ». Au moins, je constate qu’on est tombés d’accord sur l’argumentation de Fabien Richard !

PS 3 : Je m’excuse auprès des personnes qui se sont royalement em**** en lisant ce message Smile